Quand ma mère est décédée j'ai lue cette lettre à ses funérailles.
En
ces heures de deuil
Souvenons-nous
de son amour…
Au
revoir est parfois le plus triste des mots, et nous n’y sommes pas souvent
préparés.
En
ces heures pourtant, si rares sont les mots qui allégeraient nos peines.
Combien
de fois ne nous a-t-on pas dit qu’à chaque chose, sa saison, et que si l’été
doit faire place à l’automne et à l’hiver, le printemps revient toujours.
Certes,
ces quelques mots ne semblent guère suffire en ces heures de deuil.
Ils
cherchent à consoler, à réconforter, mais c’est souvent en vain.
Le
vrai réconfort, c’est savoir qu’on l’a aimé, qu’on s’est investi et qu’on l’a
chéri.
Personne
ne pourra combler ce vide, mais ce deuil nous fait sentir toute la force de
l’amour qu’elle a eu pour nous.
Maman,
ta perte est profonde, mais sache que ton amour a guidé notre vie.
Merci
pour ton dévouement et ton courage.
Repose-toi
auprès de tes parents et de tous ceux qui
t’on accueilli au paradis.
Veille
sur nous de là-haut .Et comme un ange qui étend ses ailes, protège-nous.
Ce
n’est pas un adieu, c’est un au revoir.
J'ai tout remis entre tes mains :
ce qui m'accable et qui me peine,
ce qui m'angoisse et qui me gêne,
et le souci du lendemain.
J'ai tout
remis entre tes mains :
le lourd fardeau traîné naguère,
ce que je pleure, ce que j'espère,
et le pourquoi de mon destin.
J'ai tout remis entre tes mains :
que ce soit la joie, la tristesse,
la pauvreté ou la richesse,
et tout ce qu'à ce jour j'ai craint.
J'ai tout remis entre tes mains :
que ce soit la mort ou la vie,
la santé ou la maladie,
le commencement ou la fin.
J'ai tout remis entre tes mains.
Marie Henrioud
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